Emilie Dumas
du 20 juin au 31 août
La composition est centrale dans son travail, fortement structurée par les lignes, points de fuite et la géométrie de façon générale. Héritées de sa formation en restauration d’œuvres d’art, elles organisent des espaces où la perspective, parfois légèrement bancale, introduit un léger trouble.
Un pan essentiel du travail d’Emilie Dumas est la collaboration très étroite qu’elle entretient avec l’écrivain Eric Meunié depuis plus de vingt ans. Puisant volontiers dans les photographies réalisées par son ami, dont les cadrages et l’atmosphère l’inspirent fortement, Emilie transforme patiemment le réel en expérience sensible. De cette complicité découle un travail besogneux, où la rigueur formelle se conjugue à un état méditatif.
Sa peinture repose sur une alternance marquée entre de grandes plages d’aplats, presque minimalistes, et des zones plus denses, comme des « tableaux dans le tableau », où se concentrent une multitude de fins détails. Cette construction crée un rythme visuel singulier, proche du langage cinématographique : cadrages précis, jeux d’échelle, focalisations successives, comme autant de plans qui guident le regard et construisent une narration implicite.
