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Réouverture du Château le samedi 18 avril.

Du 18 avril au 7 juin :

Zoom photo en Couserans 2026

 

Emilie Arfeuil, « HYLÉ –  ὕλη »

En grec ancien, Hylé désigne la matière première du monde, celle dont chaque chose est faite. Dans Hylé, Emilie Arfeuil a fabriqué un monde merveilleux peuplé de chimères, où il est presque impossible de distinguer les entités vivantes des non-vivantes, les organiques des minérales ou des cosmiques.

La révélation photographique est comme inversée dans le processus créatif : dans l’obscurité totale, elle peint et enlumine corps et végétaux pour les révéler progressivement grâce à des pigments sensibles aux rayons UV. La nouvelle matière prend progressivement forme et sort du noir. Dans une perception utopique de l’humain dans son rapport à la nature, Hylé sublime et remet au visible les corps de personnes invisibilisées, dont le genre, la sexualité ou la norme esthétique échappent ici au tangible et à toute catégorisation. Le mythe est ici utilisé comme un acte politique, non moins pour dévoiler que pour transformer la réalité et rendre visible un nouvel « ordre » de la nature qui en accueillerait le « désordre », et en révéler toute sa beauté.

Ces « sublimations thermiques », sont intégrées dans des coffrets en verre dichroïque, réalisés sur mesure par l’artiste vitrailliste Cindy Gatimel. Faites main, les oeuvres changent de couleur et d’opacité, invitant le spectateur à se déplacer pour en découvrir les différentes facettes. La lumière permet, quant à elle, de créer sur les murs des éclats lumineux de vitrail extensibles et transformables à l’infini, qui font partie intégrante des œuvres.

 

Crédit photo : Emilie Arfeuil, Hylé

 

Annabel Werbrouck, «Les oubliés »

L’utilisation des photographies anciennes dans le travail d’Annabel Werbrouck débute par la découverte d’anciens albums de familles dans la maison de sa mère décédée. Elle collecte aussi des photographies anonymes sur des marchés aux puces et des vide-greniers à Bruxelles et à Berlin. Les découvrir, les regarder lui permet d’appréhender et comprendre des mondes. Ces images constituent un accès au passé, témoignent de manières d’être au monde, des images socialement et culturellement marquées par des époques. Collectionner ces images, se les approprier, commencer à les utiliser, les manipuler, les associer, en découper certains motifs, les déchirer, superposer certaines parties des photographies ou les assembler permet de nouvelles lectures- créant ainsi de potentiels récits, des zones de confluences, et tirant des fils narratifs, en vue d’aller au-delà de ce qu’elles représentent en invoquant mémoire personnelle et collective.

Rez-de-chaussée L'histoire du Château de Seix

1er étage Espace patrimoine

2ème étage Espace Arts visuels

3ème étage Espace nature : le retour du bouquetin